Chapitre 7 : Jean LE FORGEUR

Généalogie Forgeur

Chapitre 7 : Jean LE FORGEUR

Né à Liège et y baptisé à l'église Saint-Thomas le 16 février 1627 (61) il fut bourgeois de Liège et maître du métier des drapiers, dont il fut le gouverneur en 1677 (62) 

C'est lui le bénéficier de Saint-Lambert, dont parle Louis Abry, lorsqu'il relate les armoiries de la famille Forgeur, qu'il a copiées dans la chapelle des Clercs (63). Notre gouverneur du métier des drapiers, est donc le premier membre de la famille, qui, à ma connaissance, ait fait usage de nos armoiries.

Il est l'auteur commun de tous les Forgeur qui vont suivre.


Jean, épousa à Liège, en l'église Saint-Thomas, le 13 février 1651, Jeanne LARMOYER

(voir famille Larmoyer) (64), née à Liège, y baptisée en l’église Jean-Baptiste,

le 12 janvier 1625. Elle était la fille de Jean, capitaine de Saint-Thomas à Liège,

y décédé le 19 octobre 1652 et de Jeanne Cornet, décédée paroisse de Saint-Thomas,

le 10 octobre 1673.


Jean Larmoyer et Jeanne Cornet avaient été mariés à l’église Saint-Thomas,

le 11 décembre 1622.


Jeanne Larmoyer, décéda à Liège le 17 février 1669. Elle habitait avec son mari,

près de la porte de Vivegnis, à l'intérieur des murs de la ville. Son époux, Jean

le Forgeur, mourut à Liège, le 18 décembre 1695. (Sanctae Thomae : 18 décembre

1695, mortuus est Joannes Forgeux au potay) .


De leur union, naquirent dix enfants, tous nés à Liège.



1. Jeanne Forgeur, baptisée le 29 novembre 1651, ayant comme parrain Jean Larmoyer et comme marraine, Jeanne d'Urbuto.

2. Jean Forgeur, baptisé à Saint-Jean-Baptiste, le 16 avril 1653.

3. Anne Forgeur, baptisée à Saint-Jean-Baptiste, le 21 septembre 1654.

4. Gaspar Forgeur, baptisé le 13 janvier 1656, ayant comme parrain Pierre Larmoyer et comme marraine Gasparine Berledis. Il épousa à Liège, le 19 novembre 1682, Anna Hotchamps, baptisée à Jenneret, (Bende-lez-Durbuy) le 15 septembre 1656, fille de Gilles (de) Hotchamps, censier à Bende, décédé vers 1700 et de Jeanne de Bivoy, sa première femme .

5. Jean-Mathieu Forgeur, baptisé le 22 février 1658, ayant comme parrain Jean-Mathieu Larmoyer et comme marraine Aleîde Cornet. Il fut Maître du métier des drapiers, dont il fit le relief en 1696 .

6. François Forgeur, baptisé le 11 mai 1660, ayant comme parrain Grégoire Durbuto et comme marraine Catherine Larmoyer.

7. Jacques Godefroid Forgeur, baptisé le 28 février 1662, ayant comme parrain, Jacques Godefroid Larmoyer, capitaine du quartier de Sainte-Aldegonde et Major, et comme marraine, Anne Cornet.

8. Pierre Forgeur qui suit.

9. Ambroise Forgeur, auteur de la troisième branche.

10. Louis Forgeur, (matré défuncta) baptisé le 17 février 1669, ayant comme parrain Jacques Jamar, et comme marraine, Barbara Polldy

 Il y eut deux gouverneurs dans chaque métier jusqu'en 1684, date où il n'y en eut plus qu'un. L'office de gouverneur était la première charge honorifique du métier. Pour être éligible à cet office, il fallait être né et nationné bourgeois de la Cité, être compagnon légitime, résider dans les limites du métier, le hanter, le fréquenter, c'est-à-dire, avoir le droit d'assister aux assemblées et d'y voter. La condition essentielle, était que le gouverneur eut d'abord été reçu à la maîtrise, ce qui impliquait le relief, la légitimité, l'usance, les capacités etc.... Il fallait qu'il fut ou eut été ouvrier d'elle main et connaisseur en pratique et art du métier pour autant qu'il doit servir et visenter ouvrages. Les gouverneurs devaient être mariés et avoir dépassés 25 ans. Les membres d'un métier s'appellaient « compagnons ». Ceux-ci se divisaient en 10 les maîtres; 20 les ouvriers; 30 les apprentis; 40 les valets servants. Les maîtres étaient les compagnons du métier, qui après avoir prouvé leurs capacités, après avoir fait un chef-d'oeuvre, montaient un métier (exemple:une tannerie) et faisaient travailler pour leur propre compte. Ils devaient être propriétaires d'une maison ou en louer une.


 Chapitre 6                                                                                                                                                                                Chapitre 8

  1. Etat-civil de Liège, acte de naissance - « Ste Thomae, anno 1627, mensis februarii die 16, baptisatus est Joannes, filius Gaspari le Forgeur et Joannae Grégori; patririus Joïs le Stordeur, matrina Catharina Dotey ».
  2. Voyez: Le bon métier des drapiers dans l'ancienne Cité de Liège, par Stanislas Bormans, page 83. La chapelle des Clercs se trouvait dans la rue du même nom, qui relie la rue Souverain-Pont à la rue Saint-Etienne. Elle subsista jusqu'à la Révolution française, époque où la chapelle et son mobilier furent vendus. Elle fut démolie en 1803.
  3. Famille liégeoise, connue à la fin du seizième siècle
  4. Par potay, dit Théodore Gobert, nos pères entendaient ici, une large rigole creusée dans le sol, qui recevait les eaux pluviales et autres du voisinage et les conduisait le long de la rue jusqu'aux fossés, remplacés au XIXe siècle par la prison. Cette galerie d'eau était aussi alimentée par les eaux de la fontaine des Tawes qui avait son oeil là où se trouve la gare de Vivegnis. La maison la plus rapprochée du conduit, avait pris au XVIe siècle le nom de Potai, qu'on voit écrit dans les archives locales, Potay, Pottéa, Pottiaux, etc.. Elle était située derrière l'église Saint-Thomas, vers l'entrée actuelle de la rue du Potay, près d'un puits.
  5. Gilles Hotchamps épousa en secondes noces, Catherine Lejeune, fille de Jean et de Marguerite Henri, dont il eut un fils Jean, baptisé à Jenneret le 30 octobre 1667, et qui devint procureur et archifiscal de Son Altesse le prince de Liège. Jean Hotchamps eut un fils, Gilles, qui comme son père fut aussi procureur et archifiscal. Ayant épousé Jeanne Minckelers, il en eut une fille., Marie-Catherine, qui fut l'épouse d'Henri Cation, prélocuteur et notaire à Liège,
  6. Voyez:registre des reliefs du métier des drapiers de Liège de 1686 à 1696.
  7. Il habitait la maison de son grand-père Jaspar le Forgeur, proche la porte de Vivegnis. Voyez:Rendages proclamatoires ' 1672-1675. Saint-Thomas, f°494, qu'il obtint moyennant une rente de 192 florins par an, payable, moitié à la Saint-Jean-Baptiste, et moitié à la Noël. Voici la description que cet acte fait de la maison:« Devant la rue une escailler fermée de murailles, au bout de ceste escailler une belle grande cuisine bauchée tout alentour avec une dresse, un banc à coffre et de longs xhammes; ioindant la cuisine, sur l'autre escailler une belle commodieuse chambre, parterre aussi bauchée avec de longs bancs, une forme de lit cloese et un banc a coffre. Item, le long de la cuisine et chambre une allée, dessus icelle allée deux chambres pendices distinctes, par dessous la cuisine et chambre, deux belles caves, par desseur deux chambres, desseurs les chambres deux greniers et au dessus un autre troisième grenier; par delà la chambre il y a une petite escailler dans laquelle il y a un édifice très propre et par delà un beau petit jardin enfermé de murailles ». Bauchée veut dire garnie de lambris; chambre pendice signifie dépassant vers l'extérieur.

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